mélancolie de l'eau                           hivers 2014- 2015
...  des êtres discrets vous susurrent des mots doux, en latin, dans le creux de l'oreille ...
Juste pour voir, je me suis attardé au bord de l’encrier où tant de poètes hypocondriaques ont plongé leurs plumes… 

Sur la rive, il faut se laisser glisser sur le tapis volant de la brume, s’engager dans la nuit ou laisser ses yeux plonger
dans les lumières de la ville et les reflets de constructions chimériques…   
Les flots sont canalisés par de lourdes masses immobiles ; le bruit de l’eau remplit l’espace, il n’y a personne. Calmement, on attend la venue des fantômes. Les ponts et les berges abritent des êtres discrets qui frémissent
dans l’éther et vous susurrent des mots doux, en latin, dans le creux de l’oreille…  
Je ramène de ce royaume des « vues de la Marne en hiver » qui ne représentent presque rien. 
Ces images tentent de figurer les elfes des fleuves, pour en partager la pénétrante mélancolie - vertigineux miroir…
 
Les vibrations des ondes réfléchissent : c’est le temps qui passe que je regarde… Peut-être me voit-il !